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Du geek au génie Enregistrer au format PDF

Article AGORA VOX
lundi 15 juillet 2013 par matthius

On connaît le geek du jeu ou le geek du logiciel libre. En fait un geek est quelqu’un qui s’est spécialisé dans un domaine et ne veut pas en sortir parce qu’il croit que c’est ce domaine qui l’épanouit. Le génie lui s’intéresse à toutes les limites de l’humain.

Il existe maintenant le geek du téléphone portable ou le geek de la télé, mieux le geek de la culture. Ils ont tous un point commun : Ils ne veulent pas sortir de leur spécialité parce qu’ils la maîtrisent. Pourtant nos scientifiques doivent s’intéresser à beaucoup de domaines pour faire avancer l’humanité. Le geek tel qu’il se conçoit lui ne peut faire avancer la science, car son objectif est de comprendre son domaine, pas de le sublimer. Il va donc juste devenir un rouage.

En France pourtant il arrive que beaucoup de salariés s’intéressent aux limites de leur domaine d’activité et fassent de petites trouvailles. Par contre peu sauront diffuser facilement leurs créations, ne s’intéressant pas à l’aspect productif de leur trouvailles. En effet l’esprit de Hamilton, des Carnot, de List, qui ont permis à la France d’avoir une culture scientifique et à l’Allemagne avec les Etats-Unis de produire pour le bien du peuple ou pas, n’est pas enseigné.

Ainsi le salarié remettra la production à un noble ou un bourgeois qui s’accaparera la découverte. Ces nobles ou bourgeois pourront pour beaucoup ne pas comprendre non plus la valeur productive ou morale d’une découverte, et la transformeront en simple valeur monétaire, pour leurs propres intérêts. Seul ceux qui ont fait une découverte la comprennent le mieux. Il est donc primordial pour eux de s’intéresser à toutes nos limites pour apprendre à apprendre. Les licences de diffusion telles les Creative Commons leur permettront de sauver la diffusion de leurs découvertes.

Il est donc facilement possible à un geek de devenir un génie s’il s’intéresse aux limites de l’humain sur son domaine. Seulement celui-ci verra très rapidement qu’il manquera des notions lui permettant d’englober des thèmes pour créer des hypothèses supérieures. Il s’intéressera alors aux autres limites importantes.

L’étude de la philosophie des grands découvreurs, ceux qui découvraient avec leurs expériences, comme Kepler et sa culture de la beauté, les physiciens Carnot et l’Etat-nation de Mazarin, Einstein emblème du geek et du génie, ne sont pas enseignés alors qu’ils permettent à l’élève de comprendre à quoi cela sert d’évoluer.

Beaucoup de geeks voudront connaître leur domaine sans évoluer réellement eux-mêmes, s’intéressant par ailleurs à des formules parce qu’ils ne connaissent pas suffisamment la géométrie et l’histoire, parce qu’ils ne se comprennent pas eux-mêmes et ne comprennent pas la société. Beaucoup se lasseront alors de leur petite envie d’évoluer, alors intuitive. Ils n’auront aucunement trouvé dans leur éducation les fondements de notre civilisation. Ces fondements sont l’accès à tous à la raison créative selon Friederich Schiller et productive selon Alexander Hamilton permises par la densité d’énergie, selon Lazare, Sadi et Monge Carnot.

Il faut savoir que les disciplines servant à apprendre la société refoulent le social, c’est à dire la coopération des directions vis à vis de leurs élèves. On peut citer l’architecture et sa culture abstraite et laide, alors qu’elle devrait servir à construire des sociétés. On peut aussi citer l’étude du solfège avant la musique refoulant les élèves les plus révoltés, alors que certains ont un grand potentiel. Il est possible d’apprendre la musique ou à chanter sans connaître le solfège selon le réseau vénézuélien El Sistema.

Aussi la géométrie permet non seulement de trouver des formules facilement mais aussi de comprendre jusqu’à l’infiniment petit. Pourtant l’histoire indique que si on veut que les autres évoluent il faut évoluer soi-même. Quand on aime l’humain et qu’on aime parler à son opposé cela en devient un bonheur, grâce à la recherche de vérité voulue par son esprit. Cependant en France les meilleurs apprendront à apprendre et comprendront l’humain pour finir par se comprendre soi, par l’écriture et la méditation, grâce à l’esprit scientifique et politique expliqué par Platon.


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