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La méprise de la société de connaissance Enregistrer au format PDF

vendredi 8 février 2008 par matthius

Nous parlons souvent de la société de la connaissance en ce moment. On dit que la connaissance sera le maître mot du XXIe siècle. Il faudra sans cesse évoluer vers de nouvelles connaissances.

Seulement à voir ce qui se produit en ce moment avec cette nouvelle société on peut se poser des questions. En effet maintenant on ne regarde plus qui on a en face de soi mais ce qu’il peut faire. On oublie celui qu’on voit mais on se base sur les aspects théoriques qu’il connait. Nous sommes dans la culture du diplôme et de l’expérience passée, pas dans la culture de la connaissance.

On cherche ceux qui ont déjà appris au lieu de ceux qui peuvent apprendre ou s’adapter. On en arrive à un tel point pour ne pas faire confiance que pour entrer dans les grandes écoles il faut être dirigé correctement dès la maternelle. Nous ne sommes plus dans la société de la connaissance mais celle de la perfection.

On ne fait donc plus confiance à l’humain dans les métiers où il faut connaître des aspects théoriques. Au lieu de valoriser ceux qui connaissent bien l’entreprise on valorise ceux qui viennent des grandes écoles. La jalousie envers des personnes qui n’apportent rien sinon le chaos montre les limites de notre société.

Pourtant celui qui se renseigne sur ses activités peut être bien plus créatif que celui qui se base sur des théories. Seulement ce sont ces dernières personnes qu’on recrute maintenant. Elles ne vont que valoriser leurs théories. Ces personnes recruteront ensuite celles qui viendront des mêmes écoles car elles seront trop jeunes pour faire la distinction entre celui qui peut savoir et s’adapter et celui qui sait sans pouvoir s’adapter.

Pourtant on sait que les théories sont des boîtes à outil pour comprendre de grands ensembles. Seulement une entreprise quelle qu’elle soit à énormément de particularités et ce sont ces particularités qui la font indépendante des autres. On cherche donc à ressembler aux autres et non à se diversifier.

Maintenant on favorise les diplômés pour qu’ils créent une entreprise. Eux ils espèrent qu’elle soit reprise sans connaître le fonctionnement de ce qu’ils ont créés. Pourtant celui qui la reprendra voudra qu’elle rapporte. Au final ceux qui pensent comme cela se voilent la face car une entreprise qui ne peut être valorisée ne coûte rien. Ils redeviendront de simples salariés.


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